13/08/2012

11/08/2012

Surfski: première!



Sans maîtrise, la puissance n'est rien!!!


Souvenir de Nelle-Calédonie
Initiation surfski avec Myriam, Jacky & Laurent!

09/08/2012

A l'ouest!

Il y a des matins où l’humeur au lever reflète l’état de forme...

2H, le réveil m’agace, je suis anxieux, je ne comprends pas ce qui me contrarie à ce point mais je me prépare machinalement. Lorsque je pose le pied au sol, je me souviens de ces douleurs nocturnes sur mon gros orteil qui ne supportait pas le frottement de la couette.

J’ai plus envie de flâner dans la nature que de faire une course mais je ne suis pas disposé à remettre en cause ma participation.

Dès le départ, la douleur s’amplifie, saccade mes foulées et suscite en moi quelques questionnements mal venus dans le rythme de course que Gilsey mène à un train d’enfer. Je réalise que la TDS est dans moins de 4 semaines et que je n’ai pas totalement récupéré de l’Xtrême Dodo Trail couru deux semaines auparavant. Je laisse filer Gilsey, Didier et Georges Erick ne pouvant pas suivre sans me cramer et en attendant de meilleures sensations.

La lumière du jour pénètre la pénombre des remparts de la rivière des galets et  son lit sinueux se colore d’esquisses aux nuances pastelles. Les multiples traversées se font en sautant de galets en galets. Ils semblent avoir été posés là par des géants et je me surprends, scotcher sur un galet à profiter du spectacle de l’eau qui se glisse dans ce décor si singulier.

Je n’y suis pas, je ressens une douleur permanente au pied droit qui ne cesse de s’amplifier et de se propager au fil des adaptations musculaires. Je voudrais me fondre dans cette nature qui prend le temps de s’éveiller. Denis Techer, qui me talonne, réveille mes ardeurs, pas pour longtemps. Un Techer en cache un autre ! Je jalouse Thierry qui gravit la brèche avec enthousiasme et me dépose outrageusement. Mon orteil rend les armes. La douleur est maintenant sous le pied et je crains de provoquer une aponévrosite  plantaire. La sortie du Maïdo est là et je décide de stopper mon calvaire ici.

J’en profite pour discuter avec un autre Techer (y sont partout !!!), Richard était venu là encourager les coureurs.
Ombeline arrive 5ème dans un sourire ensoleillé d’images de la Rivière des Galets, des Lataniers et Orangers qu’elle découvrait.

Heureusement, venir ici ne peux laisser qu’une trace: celle de l’émerveillement…

Site officiel course : http://www.tipa-tipa.fr/
Crédit photo : G.Victoire, H.Bénard, TCO.

01/08/2012

Reportage photos: souvenir du Dodo Trail 2012

Photos souvenir du Dodo Trail 2012 de l'île Maurice
(photos d'Ombeline.G ©, reproduction interdite sans autorisation)

- Au départ du Ti Dodo Trail (14km): Cliquez sur l'image!



- Au départ du 52km et aux premiers ravito:  Cliquez sur l'image!

- Sur la plage, toutes arrivées confondues + Podiums:
Cliquez sur l'image!


23/07/2012

Xtrême Dodo Trail 2012 - Day 3 - Mon Récit de course

Trail au pays des rêves

Irréel, c’est ce qu’on pourrait penser lorsque l’on débarque sur l’île Maurice. D’abord, parce que l’humain est au centre de toutes les attentions, ensuite parce que les montagnes, qui déchirent les plages de sable blanc pour se dresser vers le ciel, offrent un spectacle unique et enfin parce que cette nature abondante et harmonieuse sublime nos sens par ses surprises.

Bienvenu au Paradis pour une traversée d’enfer !

Il ne faut pas s’étonner de l’excellence de ce trail puisqu’il est l’œuvre de passionnés de nature et d’effort. Yannick de Spéville et Yan de Maroussem ne se sont pas trompés en choisissant Eric Lacroix  pour diriger la course.

Ici, on sait recevoir et considérer. L’organisation ne laisse rien au hasard. Tout est beau, bon comme dans un rêve, de la conférence de presse à la remise des prix à faire pâlir les épreuves les plus réputées.

Sur ces plages de rêves, 500 paires de pattes se préparent à vivre une expérience inoubliable : Le Dodo Trail. Technique à souhait, orné de paysages à couper le souffle, les 3 parcours de 14 , 27, et 52 kms sont fait d’émerveillements à chaque pas.

Xtrême Dodo Trail accueille dans un tonnerre d’applaudissement ses participants encore endormis à la descente du bus. Les bénévoles, disposés en haie d’honneur, dirigent le flux de coureurs vers le point d’accueil. Impossible de prendre cette épreuve à la légère, on y retrouve les mêmes sensations des premiers départs d’ultra, ceux où on part vers l’inconnu, ceux qui nous ont fait rêver pendant de longs mois de préparation. 

Un compte à rebours entonné par la troupe de guerriers prêts à affronter ces reliefs escarpés et voilà qu’un majestueux feu d’artifice, déchirant la nuit pour se jeter dans le lagon, nous libère pour quelques kilomètres de plage.
© O.Gargne
Les leaders sont déjà aux avants postes. Je voie déjà s’éloigner Erik Clavery, René Paul Vitry, Jean Eddy Lauret, Vishal Ittoo,… Je laisse filer et me souviens du regard rieur d’Eric Lacroix qui relate les difficultés du parcours.

Nous quittons maintenant la plage et le clair de lune dessine la première montagne à gravir. Après quelques lacets et une branche basse je casse mon porte-gourdes, une seconde d’hésitation… Demi-tour vers le 4x4 de Yan où Ombeline encourageait les coureurs. Je retrouve mon Ultratrail 3, check rapidement le matos et repars à l’assaut des places perdues. Dans cet exercice, je reprends Denis Boullé, directeur de course du Grand Raid puis Laurent Valette. Je me rends compte rapidement que les piles achetées à Beijing ne sont pas très fiables ( !!!) et attends que le jour se lève pour accélérer.

© O.Gargne

Le terrain est technique. Le long d’une clôture il n’y a pas vraiment de sentiers et les embuches sont nombreuses. De gros galets cachés par les herbes hautes alternent avec les racines glissantes et les arbustes coupés, vigilance !

La descente qui suit est du même acabit. Les arbres qui bordent le sentier sont des appuis précieux et la descente est plus aisée avec 4 membres. Après tout, les singes sont nos cousins !

Un deuxième ravitaillement au lever du jour dans un kiosque, boosté par les encouragements de Yan et d’Ombeline, me voilà heureux de glisser dans ce dédale de verdure qui s’ouvre bientôt sur le lagon au loin qui s’éveille sous la lumière du soleil levant. L’essentiel est là. Des goyaves par milliers jetées sur le chemin, un soleil insolant et ce sentier qui se cache dans ce labyrinthe d’arbres surpris de nous voir déferler. Ces moments magiques où les automatismes acquis à l’entraînement récitent leurs gammes se fondent dans cette fantastique forêt primaire. Osmose, le bonheur à l’état brut.

J’avale goulûment les montées et reviens progressivement aux avants postes.

Ce n’est pas fini, les couleurs s’enchaînent passant d’une glissade sur l’argile rouge qui bordent les sommets aux cascades noires du basalte qui dessinent les descentes. Puis un océan de paille jaune apaise le regard et ouvre les portes de la dernière ascension.
L’apothéose de ce 52 kms s’ouvre sur un 360° superbe qui donne le tournis. La montée pourtant abrupte, directe, rocailleuse, baignée d’un soleil brûlant reste un album impérissable de cartes postales enchantées. De multiples formes et couleurs se détachent avec violence pour se remarier si naturellement, le paradis n’est pas loin.
Mais pour l’atteindre, il faudra encore être patient. La descente de rocs acérés finit ce qui reste de nos quadris. Les marcheurs, que nous avons rejoint, forment une guirlande accrochée dans le grillage qui borde cet apique et nous regardent sauter de piège en piège.

Sommes-nous fous ?

La réponse est oui.
Alors que la plage de sable blanc, qui s’étire sur plusieurs kilomètres, câline les êtres humains normaux, nous nous défonçons, pédalant dans le sable pour rejoindre cette ligne d’arrivée qui s’éloigne sans arrêt. Pas la force de répondre à Ombeline qui est venue m’accompagner et qui me répète sans arrêt de ne pas me retourner. Quel effort, alors que Mico Clain me poursuit. Je consulte mon cardio qui affiche ma fréquence maxi malgré les 7 heures d’effort, la forme est au rendez-vous !
© O.Gargne

Après un sprint interminable de 4 kilos,  je franchis cette ligne d’arrivée pourvu de milles sourires.
Merci Yan!

Erik Clavery, vainqueur heureux et souriant, fait des éloges à René Paul Vitry qui l’a talonné. Je félicite Jean-Eddy Lauret qui complète le podium tandis que Yan, qui a pris ma tête dans ses mains, salue ma remontée au classement.
Podium Scratch 2012      © O.Gargne

Quel pied !

Quelle aventure cet Xtrême Dodo Trail !
Avec la mascotte!    © O.Gargne

Je vous invite à lire les récits de mes compères!!!

Récit de Stéphane Giordanengo:
http://www.thenorthfacejournal.com/lxtreme-dodo-trail-de-linterieur/

Récit de Laurent Valette:
http://www.loloraidoutdoor.com/article-mon-xtreme-dodo-trail-ile-maurice-108436494.html
Récupération!       © O.Gargne
Et également chez:

RunningMagPaca:
http://www.runningmag-paca.fr/1875/articles/21-07-12-le-dodo-trail-pour-erik-clavery.html

Endurance Mag:
http://www.endurance-mag.com/Xtreme-Dodo-Trail-Maurice-nouvelle-terre-de-trail.3170.0.html


SITE OFFICIEL COURSE: http://www.dodo-trail.com/fr

PHOTOS DU SEJOUR MAURICIEN: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.471184122894869.115476.100000098565752&type=1&l=1ed5f286ba 

20/07/2012

Xtrême Dodo Trail 2012 - Day 2!

Paresse au paradis

8H, la lumière n’a pas pénétré l’épais rideau de la chambre. Ombeline est déjà partie profiter des beautés de l’île avec Yan, Eric et un rouleau de rubalise. La plage, ratissée de près, s’ouvre sous nos pas. Un footing de 45 minutes en compagnie de Stéphane Giordanengo avec qui je courais en VTT il y a quelques années. Quelques accélérations nous rassurent sur nos capacités de coureur. Déjà on s’imagine,  chasseur ou chassé, sur cette plage où  la visibilité incite à l’audace de tenir longtemps un surrégime.
© O.Gargne
Ombeline revient, du sourire plein les yeux et avec chaussures et short boueux. Elle ne tarit pas de superlatifs pour ce parcours extrême et ses paysages.
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Après s’être restaurés à l’excellent restaurant de l’hôtel La Pirogue, on s’adonne aux bienfaits d’une p’tite sieste pour plonger dans une visualisation de ces nouveaux terrains de jeu et voilà déjà  l’heure du briefing.
© O.Gargne
Une superbe animation sur Google Earth défile sur le grand écran et les commentaires d’Eric et Yan concrétise encore un peu plus ce qui nous attend. Avec une telle qualité visuelle, il est plus facile de se repérer dans ces endroits, que même les traileurs Mauriciens ne connaissent pas puisqu’il traverse en grande partie des domaines privés. Yan a aussi tracé des sentiers au sabre, les fous ne sont pas tous enfermés !!!
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Allez au dodo demain lever 2H, pour un départ en bus vers le départ à 3H.
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A 2H30, l’hôtel ouvre son p’tit dej pour nous, top classe !

19/07/2012

Xtrême Dodo Trail 2012 - Day 1!

Un petit tour chez les voisins
© O.Gargne
Le Dodo Trail est l'occasion de venir découvrir les sentiers voisins.
Maurice, encore une île à découvrir avec sa culture, ses sentiers, ses paysages et, avec Ombeline, nous sommes bien décidés à arpenter cette nouvelle terre à croquer des yeux tout ce qu'elle voudra bien nous montrer.

A la sortie de l'aéroport, nous sommes accueillis par un panneau "Dodo Trail" surmonter d’un charmant sourire en forme de "Welcome". Si on veut vivre une galère, ce n'est pas ici qu'il faut venir ! Tout est fait pour nous apaiser et nos hôtes sont remarquables d'attention. Après une sieste dans le petit bus qui nous amène à l'hôtel La Pirogue, nous prenons notre premier repas dans ce lieu paradisiaque où les sommets au loin déchirent les plages de sable blanc pour nous dire ce qui nous attend.
*
 
Ce qui nous attend, Eric Lacroix, directeur de course qui revient de balisage, en rit encore et nous met en garde "c'est du lourd". Ses récits sont sans ambiguïtés. La conférence de presse où nous sommes conviés nous permet de faire la connaissance des organisateurs Yan de Maroussem et Yannick Doger de Speville, mais aussi d'Erik Clavery, Laurent Valette et des champions locaux décidés comme jamais. Même si le cadre est solennel et que tout est réglé au cordeau, les mauriciens ont le don de nous mettre à l'aise.
© O.Gargne
Bien installés dans notre petite maison à deux pas de la plage, nous profitons de ce moment au paradis avant de plonger dans l'enfer de cet Xtrême Dodo Trail...
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18/07/2012

Rando Péï - Vidéo technique!

Un 14 Juillet avec Rando Péï... aperçu vidéo!!!
Module technique de passage boueux...
A bientôt pour la suite!

16/07/2012

Animation à Running Conseil St-Pierre - Nutrition!

Petits conseils pour garder un bon souvenir de son Grand Raid 2012!



Pour réussir son Grand Raid, il faut se préparer.
Tout le monde est conscient qu’une préparation physique est indispensable. Il y a d’autres facteurs qui sont tout aussi important comme le matériel, la préparation mentale et aussi, et surtout, la nutrition.

La meilleur voiture, chaussée de bons pneus ne peut avancer sans carburant!

?? Et si on en parlait??


Pour des échanges enrichissants autour de ce thème primordial en Trail et Ultra-trail, je vous attends lundi 23 juillet prochain dès 18h00 à Running Conseil St-Pierre.

En prime, une dégustation des produits de la gamme Punch Power.

Les places sont limitées alors pensez à réserver au magasin :
par téléphone 02 62 57 04 32 ou par mail runningconseilreunion@sfr.fr

07/07/2012

Interview sur ExperTrail

Connaissez-vous ce site "ExperTrail" fait par des passionnés de trail (Thomas, Richard et Sébastien) ?
Si non, c'est le moment!!!


05/07/2012

Témoignage Streetstepper by Mimi&Jacky!

Lors du séjour en Nelle-Calédonie, rencontre avec les champions du monde de Raid Multisport Myriam Guillot & Jacky Boisset (Thule Adventure Team) et initiation au Streetstepper!

Impressions?!

« La 1ère fois qu'on a vu cet engin de dingue et bien c'est par l'intermédiaire de 2 sportifs autant frapadingues que nous en Nouvelle Calédonie, Pascal Blanc et Ombeline Gargne. Un regard intrigué mais plein de curiosité, nous a obligé à essayer ce drôle de vélo. Et bien c'est génial ! Pour Mimi, il aura fallu quelques minutes d'adaptation à la bête, mais après bien quelques montées de marche et bien c'est énorme. On a essayé 2 fois, l'initiation était sur un terrain accidenté (dans le jardin des parents d'Ombeline) et le 2ème coup sur une piste cyclable avec petite côte en fin de parcours. Car sur le plat, c'est déjà très très bien mais en descente c'est que du fun!!! On se croirait sur des skis paraboliques. Bon après, en tant que 2 sportifs et préparateurs physiques, et bien il est clair que le Streetstepper est un bon complément d'entraînement en tant que renforcement musculaire au quotidien mais aussi si on est blessé, car il n'y a plus le problème du poids, car c'est le principe d'un sport porté. Puis pour nous en tant que raideurs c'est à dire multisport, on peux vous affirmer que tous les groupes musculaires sont touchés et que le haut du corps est mis autant en action que le reste du corps, et c'est le top car c'est un super complément pour le kayak. Donc niveau ressenti, on est plus qu'enchanté et qu'en tant que sportif c'est vraiment un plus.
Après pour ne pas dire que ce produit est orienté que pour l'athlète, on trouve que le Streetstepper est un pseudo vélo très fun, et adapté à tous niveaux de condition physique, a un côté très convivial et qui peut être une révolution dans le moyen de déplacement pour se rendre à son travail. Pas besoin de vêtements ou chaussures spécifiques, le tailleur ou le costume peuvent être même utilisés!!! Le Streetstepper est pour nous le petit frère du home trainer avec comme énorme avantage, on est dehors et on apprécie le paysage... »

Merci à eux pour le retour et pour suivre leurs folles aventures:


Plus d'infos surle Streetstepper: site officiel France: http://www.streetstepper.fr
Infos dans le 974: http://pascalblanc.blogspot.com/p/streetstepper-reunion.html 

04/07/2012

Panoplie Speedtrail

Légère et efficace, voilà de quoi passer de belles aventures!
Très bientôt, la preuve en images...

17/05/2012

Prise de contact

Après un voyage de 32 000 kilomètres avec une étape de 2 jours dans mon Var natal, nous voilà, arrivés de nuit, en Terre d'Ombeline.
Au petit matin, la Nouvelle-Calédonie dévoile, à l'occasion d'un premier footing, sa palette de couleurs et quelques uns de ses joyaux. La Grande Terre porte bien son nom car le terrain de jeu est immense, immense et divers.

C'est justement le temps du jeu et pour cela David Esposito, de Nelle-Calédonie Aventure organisateur du Trail des Cagous, a organisé un stage de préparation. 

En débarquant dans le Parc de la Rivière Bleue, chargé de mille couleurs minérales et végétales, nous sommes accueillis avec ferveur par les équipiers de raid de David, Laurent Devaud et Martial Devillers. Suit, une soirée riche de récits d'aventures autour d'un feu, qui me donne envie de partager la formidable alchimie qui soude cette équipe de raideurs.

Après une courte nuit, la première activité de Run&Bike me permet de faire connaissance avec les trailers calédoniens.

Déjà, les questions sont ciblées et pertinentes.
Les pistes rouges parsemées de vert tendre nous mènent à la forêt noyée. Etrange et puissant sentiment partagé entre la désolation de troncs secs érigés vers le ciel et paysage stupéfiant d'une beauté mystique hors du temps et des normes laissant la puissance des couleurs de cette eau magnifier cette forêt qui semble implorer le ciel.

Les pistes sont grasses et glissantes. La nature nous fait déjà des siennes en nous teintant la peau d'un rouge local omniprésent.
Une rencontre avec les cagous, que nous prenons le temps d'observer, me laisse un sentiment de dépaysement.
Je pose, en offrande, un regard admiratif et médusé à un grand Kaori Géant haut de 40 m et dont le tronc impose son 2m70 de diamètre! 

Couverts de pigments, que ni la traversée de la rivière en mode "nage en eau vive", ni le bain d'arrivée à proximité du pic-nic ne sauront effacés, nous nous restaurons en échangeant nos expériences.


Sur le retour, malgré une météo pluvieuse, il y a peu de volontaires pour monter dans la navette. Nous effectuons le retour en VTT. Comme des minots, nous nous allumons à tour de rôle sur la piste route qui serpente dans cette immensité verdoyante.
J'ai de nouveaux camarades de jeu.  Jeu dont les règles sont universelles, décrocher ses copains et appuyer comme un fou sur les pédales, faire brûler les cuisses et se déchirer les poumons, ah que c'est bon! De plus, avec le VTT en roue de 29" de David, c'est un régal. Gilbert se rit de nos tâches de rousseur que la piste nous a donné.
Vient le temps du bivouac et d'un échange d’expériences autour de l'ultra et de ces spécificités: projection, repas, récits,... Le parfum de la tribu des raideurs plane sur les berges de la rivière bleue. Grégory (chiro) examine un à un les stagiaires et réoriente les postures qui le nécessitent.
Au petit matin, chacun peaufine son équipement pour avaler les 35 kilomètres de reconnaissance au programme de cette journée.
Le parcours est varié et nous offre des paysages et des sols divers. L'appui parfois fuyant réclame une vigilance particulière. La forêt primaire déroule son matelas de feuilles, ses racines, ses roches lavées, les portions techniques sont coupées par les retours sur la piste chargée de distribuée les sentiers au fil des heures.
La dernière ascension se termine sur un sentier en crête fraîchement ouvert par les bucherons fous de Nouvelle Calédonie Aventure, sentier très exigeant qu'il ne faudra pas négliger le jour de la course. Le pont Pérignon est en vue, il ne nous reste plus qu'à dérouler jusqu'au lac ou nous tenterons, en vain, d'effacer la rougeur des pigments déposés sur notre peau et vêtements.

Tout le monde est calme maintenant, repu par ces 35 kilomètres de course et satisfait de cette organisation sans faille qui a su nous préparer très intelligemment au Trail des Cagous.
Mardi une séance de récup', chez Form+ Normandie, est organisée au travers d'un aquabike et d'une séance de sophrologie.


Là encore les profs auront fait le chahut!!
Où va le monde?

16/05/2012